J’aurais pu le dire (si j’avais eu moitié moins de talent)

Publié le par Johnny Heroe

Suite à mon article du mois dernier (j’emmerde ceux qui me demandent de poster plus) et aux diverses réactions qu’il a pu provoquer, j’ai décidé de me justifier. Je sais, ça ne me ressemble pas, et je ne le ferai pas si ce n’était pas l’occasion d’une bonne poilade. Il y a en effet matière à rire.

On m’a accusé de ne pas avoir lu les auteurs dont je parle ; je réfute. J’ai lu un Lévy en entier (j’avais 14 ans mais ça compte quand même), quelques pages de Musso, j’ai tenté Houellebecq, Begbeider aussi. Rien de Notable chez Nothomb. Ceci dit, comme je suis un peu rouillé, je suis aller faire un tour sur Evene. On est rarement déçu. Morceaux choisis.

 

Guillaume Musso : « L'important c'est que rien ne soit prévisible. » Bien vu ! Un éclair de génie du grand Guillaume. On ne sais jamais si on va tomber sur du médiocre ou du pitoyable avec lui.

 

« Il n'y a rien de plus gratifiant que rencontrer les gens, de recevoir des compliments et de savoir que ce que vous avez pu écrire à des résonances dans la vie des lecteurs. » Obtenir des résonances auprès de cloches n’est que rarement difficile.

 

That’s all, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Suivant.

Marc Lévy : « La vieillesse a ses charmes. » Sans doute. La jeunesse aussi. Ouais, la jeunesse aussi. Pense à la placer dans ton prochain torchon celle-là, Marco.

 

« Tous les rêves ont un prix. » Comme les boites de cassoulet finalement.

 

« Les émotions sont faites pour être partagées. » Comme les boites de cassoulet de 700 grammes finalement.

 

«  Il y a des journées où le temps passe si vite que l'on a peine à tout faire, et d'autres où l'on regarde sa montre sans cesse, à croire qu'elle s'est arrêtée. » Ca doit être pendant les seconds qu’on lit tes bouquins…

 

«Un homme qui part ne doit jamais se retourner. » Ne serait-ce que parce qu’il risque un torticolis.

 

« La solitude rend impatient, c'est l'impatience qui tue l'enfance. » Michel Fourniret était innocent !

 

« On est tous l’étranger de quelqu’un. » Et non l’Etranger de Camus.

 

Marc Lévy’s tribute. Remarquez l’usage intempestif des auxiliaires (le problème, c’est qu’en Français on en compte seulement deux) et les formules généralisables à l’infini digne d’astrologues de programme-télé.

 


Amélie Nothomb : « Il est bien plus divertissant d'être ennuyeux que d'être intéressant. » Elle doit écrire pour se divertir alors.

 

« Il y aura toujours dans la foule un crétin qui, sous prétexte qu'il ne comprend pas, décrétera qu'il n'y a rien à comprendre. » C’est facile de se justifier comme ça…

 

« On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent. » D’où la haute estime qu’elle a d’elle-même ?!

 

« Qu'est ce qu'une fleur ? Un sexe géant qui s'est mis sur son trente et un. » Elle n’a pas du voir souvent l’un ou l’autre, étant donné qu’il y a quand même une légère différence…

 

« La parole émancipe. » De bain.

 

« Tout le monde a un ennemi à l'intérieur de soi. » Un ver solitaire ?

 

« La volupté élève, quelle qu'en soit la source. » Moi je préfère Amélie Nothomb au naturel.

 


Michel Houellebecq : « La vérité est toujours totalitaire dans la mesure où elle affirme que les choses ne relèvent pas de l'opinion. » ?!?!

 

« Les êtres humains ont souvent à coeur de se singulariser par de subtiles et déplaisantes variations, défectuosités, traits de caractère...  Sans doute dans le but d'obliger leurs interlocuteurs à les traiter comme des individus à part entière. » J’aime ce petit souffle nazifiant !


 

Frédéric Begbeider : « La publicité est l'une des plus grandes catastrophes des deux mille dernières années pour ceux qui aiment la littérature. » Alors imaginez un publicitaire qui écrirait des bouquins !

 

« L'euro a été inventé pour rendre le salaire des riches six fois moins indécent. » Depuis Fred pousse même le vice jusqu’à voter communiste.

 

« L'échangisme ne me choque pas. Après tout, quitte à être cocu, autant l'organiser soi-même. » Pour les mauvais jour du Teckel Enragé.

 

« Je suis une énorme brouette de pamplemousse rose. » Non, j’avoue, celle-là est de moi.

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Bebèche 31/03/2009 22:06

Merde, moi aussi parfois je me sens une énorme brouette de pamplemousses roses...

brigitte 30/10/2008 15:14

Houla, vous l'avez piqué au vif le géo !

lounna 15/10/2008 14:01

j'aime pas le pamplemousse rose.et j'ai faim

Teckel Enragé 15/10/2008 12:34

L'avantage de ne publier qu'une fois tout les dix ans c'est que...non en fait rien.

Myblack 13/10/2008 20:18

Encore une fois excellent, dommage que votre machine à écrire date de l'an 6 (du moins c'est l'unique explication qui me vient pour expliquer la vitesse à laquelle vous ne publiez pas)